Au risque de Maurice Zundel

Ce modeste abbé originaire de Neuchâtel, décédé il y a une quarantaine d’années, s’est imposé depuis comme une des grandes voix mystiques et humanistes du XXème siècle. Avec des compréhensions fulgurantes de la condition humaine, évidemment énoncées dans un langage chrétien, mais qu’il a su épurer et essentialiser.

Maltraité par sa hiérarchie qui le trouvait trop mystique, trop original, voire trop protestant, Zundel passa sa vie en errances pastorales, dans les travées obscures de postes de dernier rang. « L’Eglise n’aime pas les originaux ni les franc-tireurs, fussent-ils des Saints » a ainsi dit de lui son évêque. Son seul titre de gloire sera d’avoir prêché une retraite de Carême au Vatican en 1972 à l’invitation de Paul VI, avec qui il s’était lié d’amitié cinquante ans plus tôt et qui le considérait comme « un génie, un génie de poète, un génie de mystique, écrivain et théologien, et tout cela fondu en un, avec des fulgurations« .

Zundel était à l’affut de toutes les aventures de l’art, de la science, des évolutions sociales, avec au centre de tous ses questionnements : L’être humain existe-t-il ? Quelle est la condition pour que notre vie soit autre chose qu’une somme close de conditionnements et de préjugés, qu’elle puisse accéder à cette Présence qui est la respiration de notre liberté…

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